Fondé en 1892 sous le nom de Nationale de Saint-Mandé, le club à l’origine du CA Paris Charenton figure parmi les plus anciennes associations sportives de la région parisienne. Une section football est créée en 1896, avant que le club ne prenne le nom de Football Club de Paris en 1899. En 1906, une nouvelle étape est franchie avec la fusion de l’Union Sportive XII et du Paris Athlétic Club, qui donne naissance au Cercle Athlétique de Paris (CAP). Le club s’impose alors progressivement comme une formation importante du football parisien.
Le CAP connaît son premier grand succès en 1920 en remportant la Coupe de France. Ce trophée constitue l’un des principaux faits d’armes de l’histoire du club et confirme sa place parmi les meilleures équipes de la capitale au début du XXe siècle. L’équipe poursuit ensuite sa progression et franchit un nouveau cap avec l’avènement du professionnalisme. En 1932, le CA Paris obtient le statut professionnel et participe à la première édition du championnat de France professionnel. Le club évolue deux saisons dans l’élite avant d’être relégué en Division 2 en 1934.
Après cette première période professionnelle, le CA Paris connaît plusieurs décennies plus contrastées, alternant entre les différents échelons du football national. En 1963, le club est relégué dans le Championnat de France Amateur et abandonne son statut professionnel. Une nouvelle relégation intervient dès 1964, cette fois au niveau régional. La même année, le club fusionne avec le Stade Olympique Charentonnais et prend le nom de CA Paris-Charenton, rapprochant ainsi son identité de la commune de Charenton-le-Pont.
Cette fusion ne permet toutefois pas au club de retrouver rapidement les sommets du football français. En 1966, le CA Paris-Charenton connaît une nouvelle relégation et rejoint le championnat départemental du Val-de-Marne. Ces différentes descentes marquent la fin de l’époque où le club évoluait parmi les grandes formations nationales. Malgré ce déclin sportif, le CA Paris Charenton conserve un héritage important, notamment grâce à sa victoire en Coupe de France en 1920 et à sa participation à la première édition du championnat de France professionnel en 1932.